Nicolas Sarkozy n’en finit pas d’avoir des idées. Il travail dur, c’est sûr. C’est le vrai travail d’un personnage qui compte. Un jour, une idée… « un jour, une grosse bêtise » comme me dit ma boulangère. Car rien n’est dû au hasard. Dans chaque idée, il y a un objectif bien précis. Et tous les objectifs se réfléchissent, la veille pour le lendemain, c’est largement suffisant. C’est donc l’idée qui se mort la queue… un peu tous les jours.
Au milieu de ces avalanches d’idées nouvelles, dont il devient difficile de les digérer convenablement, je me suis demandé ce que j’allais faire pour le traditionnel 1er mai. Marcher pour fêter le travail ? Marcher pour fêter le vrai travail des gens qui se lèvent tôt ? Marcher pour fêter le travail des gens qui en cherchent ? Marcher pour montrer qu’on est content d’avoir un travail ? Marcher pour dire qu’on travaille plus en ne gagnant rien de plus ? Ou marcher pour fêter la valeur travail tout simplement ?
Pour le 1er mai, il y a de l’idée. On ne peut pas dire que nous n’avons pas le choix. Du coup, je crois qu’il y aura du monde. Il y aura les vrais et les faux. Il y aura d’un côté les partisans d’un tel qui se considèrent comme les vrais et les légitimistes, et de l’autre côté, les partisans d’un autre qui eux se considèrent aussi comme les vrais et les légitimistes.
Considérant l’importance que le candidat Nicolas Sarkozy accorde au travail, sera-t-il présent à la manifestation du 1er mai ? Il pourrait ainsi se faire le porte-parole du vrai travail et avoir le loisir de côtoyer, lors de cette marche pacifiste, les corps intermédiaires qui seraient probablement enchantés d’échanger avec lui. Lui qui disait de ces corps intermédiaires qu’ils « font écran entre l’Etat et le peuple », pourrait ainsi parler « vrai » et sans intermédiaire. Une sorte de rencontre au sommet, mais sur le pavé. S’il accepte de marcher avec la France d’en bas et les corps intermédiaires, il pourra également approfondir ce qu’il entendait par « immobilisme et conservatisme » de ces corps qui sont, d’après lui, le syndrome de la France bloquée.
Pour le devoir de mémoire, l’histoire de France, et d’Europe, a connu cette dérive droitière et populiste de cliver la société qui a conduit à la montée du fascisme dans les années 30. Les voix républicaines s’élèvent contre cette stigmatisation exacerbée des syndicats. Je ne citerai, pour être parfaitement objectif, que l’intervention du sénateur UMP Jean-Pierre Raffarin « Je pense que les corps intermédiaires sont indispensables à la bonne santé de la République ».
Vivement le 7 mai pour que l’on se remette au travail.
Nicolas GEORGES


nous avons compris que ce monsieur a prêt à tout pour gagner mais nous sommes là pour l’en empêcher.Vivement le 6 mai 20h…pour que la joie soit…